Les pygmées n'étaient pas la seule merveille des <<Monts de la Lune>>.On devait y trouver aussi des <<nègres blancs>>.Ce ne sont bien evidemment pas un terme que j'ai inventé.
En effet, c'était celui des Européens qui étaient étonnés de trouver dans l'Afrique des Grands Lacs des royaumes structurés, souvent dirigés par des Noirs dont beaucoup avaient la peau claire, une taille élancée, des traits fins.
Comment des peuples aussi primitifs qu'eux pouvaient-ils organisé des royaumes?
Comment les traits de leur visage pouvaient-ils correspondre aux canons européens de la beauté?
Selon eux, ces Noirs un peu civilisés étaient en réalité des Blancs, d'une race différente de celle que l'on rencontrait habituellement en Afrique noire: la race des Hamites.
Les dissemblances physiques entre peuples d'agriculteurs et peuples de pasteurs, observable un peu partout en Afrique, constituèrent dès lors une confirmation directement observable des théories racistes, un point d'ancrage de la grille d'intelligibilité des sociétés la plus fermement établie à cette époque: les pasteurs, aux traits fins et à la peau moins sombre que les agriculteurs, devaient être les Hamites.
Les Tutsis devaient être des <<Sémito-Hamites>>, des <<nègres blancs>> appartenant à une race supérieure.Les récits vantaient la taille de ces géants, nos cousins les Hamites qui régnaient sans partage sur les Hutu, de la race bantou.
Pourtant, les écrits publics passaient sous silence la taille somme toute normale des Tutsi ( 1,79 mètres en moyenne, selon des mesures éfféctuées en 1907-1908).Au contraire, on ne parla que de géants de 2 mètres à 2,20 métres.
Twa et Tutsi ne sont ainsi que le fruit du contexte culturel et scientifique d'une époque révolue, du moins en principe, celle des théories racistes étudiant les migrations aryennes, celle qui aboutit au génocide juifs, tziganes, Slaves avant d'inspirer les génocide rwandais en 1994, celle qui a donné une caution scientifique à l'antisémitisme européen et à l'antisémitisme africain, la haine des <<hamites>> inventés par les colonisateurs.
En effet, c'était celui des Européens qui étaient étonnés de trouver dans l'Afrique des Grands Lacs des royaumes structurés, souvent dirigés par des Noirs dont beaucoup avaient la peau claire, une taille élancée, des traits fins.
Comment des peuples aussi primitifs qu'eux pouvaient-ils organisé des royaumes?
Comment les traits de leur visage pouvaient-ils correspondre aux canons européens de la beauté?
Selon eux, ces Noirs un peu civilisés étaient en réalité des Blancs, d'une race différente de celle que l'on rencontrait habituellement en Afrique noire: la race des Hamites.
Les dissemblances physiques entre peuples d'agriculteurs et peuples de pasteurs, observable un peu partout en Afrique, constituèrent dès lors une confirmation directement observable des théories racistes, un point d'ancrage de la grille d'intelligibilité des sociétés la plus fermement établie à cette époque: les pasteurs, aux traits fins et à la peau moins sombre que les agriculteurs, devaient être les Hamites.
Les Tutsis devaient être des <<Sémito-Hamites>>, des <<nègres blancs>> appartenant à une race supérieure.Les récits vantaient la taille de ces géants, nos cousins les Hamites qui régnaient sans partage sur les Hutu, de la race bantou.
Pourtant, les écrits publics passaient sous silence la taille somme toute normale des Tutsi ( 1,79 mètres en moyenne, selon des mesures éfféctuées en 1907-1908).Au contraire, on ne parla que de géants de 2 mètres à 2,20 métres.
Twa et Tutsi ne sont ainsi que le fruit du contexte culturel et scientifique d'une époque révolue, du moins en principe, celle des théories racistes étudiant les migrations aryennes, celle qui aboutit au génocide juifs, tziganes, Slaves avant d'inspirer les génocide rwandais en 1994, celle qui a donné une caution scientifique à l'antisémitisme européen et à l'antisémitisme africain, la haine des <<hamites>> inventés par les colonisateurs.


